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03février
2011

« Pourquoi ça coûte pas juste 5 piastres, un logo? »

Publié par : Pierre-Luc Gilbert
Si vous êtes néophyte en matière de graphisme, vous vous êtes sûrement déjà posé cette question. Certes, il existe des banques de logos tout faits d’avance, mais qui voudrait bien d’un logo préfabriqué pour donner une identité à son entreprise? Parce qu’il s’agit bien de cela, de donner une identité unique à votre compagnie afin de vous démarquer du lot! De plus, rien ne vous garanti que vous ne retrouverez pas, par hasard, ce même logo sur le site web d’une autre société.


« Mon beau-frère peut m’en faire un... »
Votre beau-frère est-il graphiste? A t-il une certaine expérience dans le domaine de la création d’images corporatives? Est-ce que son portfolio et/ou ses réalisations vous plaisent? (voir l’article comment choisir son graphiste [à venir]) Si vous avez répondu non à ces trois questions, vous feriez mieux d’aller ailleurs et de faire affaires avec quelqu’un de compétent.


« J’ai gribouillé mon logo sur un papier. Peux-tu juste le tracer? »
Bien que ce ne soit pas la voie à privilégier dans la création d’une image corporative, il est possible de tracer en format vectoriel un logo dessiné sur papier. Cependant, je déconseille fortement cette approche. Il y a beaucoup de règles à respecter dans l’élaboration d’un logo et bien peu de gens le savent.


Faire confiance à votre graphiste
Après avoir trouvé le graphiste qui vous convient, il est important de lui faire confiance pour la réalisation de votre futur logo. Ses années d’expérience vous seront plus que profitables.


Un travail sur mesure
En fait, une identité corporative se bâti avec toutes les informations recueillies auprès du demandeur. Un questionnaire bien élaboré permet de cibler adéquatement les besoins ainsi que l’image que veut dégager l’entreprise en question.


Du moment où le questionnaire est rempli et que l’autorisation de débuter le travail est donnée, une série d’étape se met en branle.
 
  1. La recherche : Cette étape est la plus longue et la plus importante. Elle permet au graphiste de s’inspirer. Il faut voir ce que sont les tendances design actuelles. Il faut aussi voir ce qui se fait chez la concurrence pour ne pas faire la même chose, notre but étant de se démarquer. 
     
  2. La conceptualisation : Cette étape est la partie créative. C’est l’exploration des idées visuelles et concepts graphiques supportés par les informations du demandeur, afin de bâtir une identité solide. La création des maquettes demande beaucoup de temps. Il faut explorer plusieurs avenues, faire des essais et des erreurs, recommencer aussi parfois. De plus, il faut de temps à autre prendre un peu de recul afin de voir la création d’un autre œil.
     
  3. La présentation : Il s’agit du moment où les maquettes sont présentées. Dans mon cas (et dans celui de bien d’autres graphistes), il est de coutume de présenter trois (3) maquettes différentes. Ceci a pour objectif d’offrir un choix plus vaste au demandeur. C’est à cette étape que le demandeur doit choisir une des propositions pour continuer. Notez que le mélange de maquettes, pour en créer une nouvelle, est à proscrire! Vous ne pouvez pas mélanger ou joindre des éléments des différentes propositions graphiques pour la simple et bonne raison que le résultat ne donnerait pas une solution graphique acceptable (faites confiance à votre graphiste).
     
  4. Révision et fignolage : À cette étape, la proposition graphique choisie devra recevoir toutes les révisions indispensables pour la raffiner. Nous parlons ici d’ajustements mineurs, si nécessaires, tel que l’exploration de nouvelles couleurs, le changement de la police de caractère, la taille, etc. Le fignolage des détails en usant de précision pour que le nouveau logo soit raffiné jusqu’à un état de finition totale. Les révisions n’incluent pas les nouvelles propositions graphiques, à moins d’une entente préalable avant que le processus de création ne soit commencé.
     
  5. La livraison : Ceci est l’étape finale. Le design du logo est terminé, aucune révision supplémentaire n’est requise. Ceci est désormais la nouvelle identité graphique, prête à être utilisée dans tous les outils de promotions comme des cartes professionnelles, des sites web, des cartons promotionnels, etc.

Dans la création d’images corporatives, il faut aussi prendre en considération l’identité du demandeur. C’est-à-dire qu’une multinationale qui demanderait à avoir un nouveau logo paierait beaucoup plus cher qu’une simple boulangerie du coin. C’est une question de visibilité et de bon sens. À titre informatif, le logo du Grand Montréal a coûté près d’un demi-million de dollars (487 000$ plus exactement).


Un guide pour vous aider
Après la création du logo, j’élabore aussi un guide des normes graphiques. Ce ne sont pas tous les graphistes qui le font, mais je crois sincèrement que c’est un outil essentiel. Celui-ci vous aidera à régir l’utilisation de votre logo afin de respecter au maximum votre image corporative et ainsi avoir une image claire, forte et uniforme.


Alors, vous me demandiez « Pourquoi ça ne coûte pas juste cinq piastres, un logo »? En termes clairs, la réponse est parce que c’est beaucoup de travail.

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Mots clés: logo importance prix travail